12.06.2008

Ici moi je me sens toujours de trop.

15-Ebisu_-_Jour_de_pluie-small.jpgEt c'est pendant un silence gênant, au goût de monaco, que je décide de jouer avec mon dessous de bière. Et je suis surprise de constater que je me débrouille mieux de la main gauche que de la main droite. Il y a des choses comme ça...Contre toute attente, l'inverse frappe.

Dehors c'est le début d'une courte apocalypse. Et il fait bon d'être à l'intérieur d'un café. Le bruit sourd des conversations alentours, les rires, les boules de billard qui s'entrechoquent, et moi qui tape du pied, discrètement. Je savoure cet instant, parce qu'il est amusant, pas dérisoire, amusant. Et je n'arrête pas de regarder autour de moi, cherchant le regard des gens, comme pour me rassurer. Et la pluie ne cesse de tomber. Une pause clope de temps à autre, histoire de se déplacer et de se mouiller les pieds. Et j'adore voir tout ces parapluies, et ces gens qui se cachent dessous, luttant pour s'assurer une étanchéité maximale. Le bruit de l'eau dans les caniveaux. Et je lance mon mégot dans la cascade d'eau avec concentration. Gagné il a doublé tout les autres. Et me voici à nouveau au chaud, avec les cheveux ondulés et les pieds humides. J'aime pas l'humidité, j'aime pas quand les choses sont faites à moitié. Et quelle satisfaction, lorsqu'en marchant je reçois en plein visage des trombes d'eau. C'est bon, j'ai une vrai allure de chien mouillé. Le déchet des déchets. Et j'aime sentir la pluie sur ma peau, les gouttes d'eau qui dégoulinent de mes cheveux emmêlées, mon pantalon aux allures de serpière et mes mains glacées. Oui, c'est un temps dégueulasse qui m'apporte la plus grande satisfaction. Ces allures d'apocalypse. c'est magique. On se croirait dans un film. La pluie et moi c'est une grande histoire. Je l'aime et elle me le rend bien.

Et j'ai aimé sentir le poids de ton regard, affalée sur cette banquette.

____Une dernière cigarette.

 

31.05.2008

Hypnotique poison.

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Dans ton ombre insaisissable, dans les méandres de l'inconscience.

23.05.2008

C'est dur de l'imaginer dans les bras d'une autre.

C'était un après midi banal. Ou presque.

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Ce ciel gris que je déteste d'habitude, m'est apparu agréable aujourd'hui. Et je demeurais subjuguée. Parce que la facon qu'elle avait de sourire, de me regarder, c'était singulier pour eux, mais énorme pour moi. Je ne sais pas pourquoi elle me touche tant. Parce que oui, c'est le mot, elle est touchante. Dans ses moments de silence, j'entrevois le fond de ses pensées. Et je la regarde qui se noie et j'ai de la peine pour elle. J'aimerai juste pouvoir lui prendre la main et lui dire que je la comprends, que mes angoisses sont similaires. Parce que quand je la regarde, c'est moi que je vois. Cette même expression figée devant la violence des sentiments. Et paradoxalement, on riait. Mais aucun de ses fléchissements ne m'ont échappé. J'ai appris à déchiffrer les symptomes.

Et j'aurai bien fumé clope sur clope en la regardant dans le blanc des yeux.

Et je ne me lasse pas de cette situation. Je me doute pourtant que tout cela ne mène nulle part. Mais après tout, je me suis déjà aventurée sur des chemins balisés et la déception m'attendait toujours au tournant. Peut être que si tu m'accompagnes dans ce nulle part, nous nous perdrons à deux . . .

_Reste l'absence obstinément.